Interview client - Jonathan Vielmon

08/01/2020

Interview client - Jonathan Vielmon

 Si tu aimes les success stories, tu vas adorer celle de Jonathan Vielmon ! Jeune auteur de 30 ans, il vient de publier son premier roman, NUCLEA, un thriller scientifique, aux Éditions Elytel. De l’inspiration à la publication, il nous partage ce parcours à la fois excitant et exigeant pour devenir un auteur publié.

Carole Bouché : Bonjour, Jonathan. Merci d’avoir accepté de nous partager ton expérience de l’écriture et de la publication de ton tout premier roman. Tout d’abord, félicitations ! J’imagine que la sortie de NUCLEA est une grande fierté. Comment se passe la promotion du livre ?

Jonathan Vielmon : C’est particulièrement intense, mais je suis bien accompagné. Grâce à mon attaché de presse, j’enchaîne les interviews, les radios, les séances photo, les émissions TV. Pour un auteur débutant, c’est un grand saut dans l’inconnu. Parler de son roman à des médias est très valorisant, mais peut s’avérer stressant par moments, notamment lors des directs. Il faut réfléchir à chaque mot, éviter de bafouiller et aller à l’essentiel : notre temps de passage se limite en général à quelques minutes d’antenne.           

CB : Comment trouves-tu le temps de tout gérer ?

JV : En effet, ce n’est pas simple de concilier vie personnelle, emploi et promotion. Surtout depuis que je suis papa de jumeaux (mes bébés viennent tout juste d’avoir quinze mois). Il faut être particulièrement organisé. De toute façon, les journalistes ne vous laissent pas vraiment le choix. Ils vous proposent un créneau. C’est à prendre ou à laisser. Vu le nombre d’ouvrages qui sortent quotidiennement, si ce n’est pas vous, un autre prendra votre place.

CB : Quel est l’accueil des journalistes ?

JV : Il est excellent, et c’est incroyable. NUCLEA a été élu « coup de cœur » par de nombreux journalistes et chroniqueurs, habitués à lire une centaine de livres par an. Il y a actuellement un réel engouement autour de cette nouvelle saga. Et pour être honnête, j’en suis le premier surpris !

CB : Tu es très impliqué dans la promotion de ton roman. Tu animes également ton page Facebook. C’est important pour toi ?

JV : Absolument. En définitive, même lorsqu’on a la chance d’être édité, l’auteur reste son meilleur ambassadeur. C’est à lui de donner l’envie aux lecteurs de découvrir son univers. La maison d’édition n’est là que pour nous accompagner, nous conseiller et nous faire progresser. Ce travail d’équipe nous a permis de vendre plusieurs milliers d’exemplaires en seulement quelques semaines, ce qui est vraiment encourageant pour la suite.

CB : Publier un livre, c’est aussi partir à la rencontre d’un public. Comment as-tu vécu cette expérience ?

JV : On ne sait jamais à quoi s’attendre. Les lecteurs seront-ils au rendez-vous ? Qu’est-ce qu’ils vont en penser ? Avant la publication, je suis passé par toutes les émotions : stress, excitation, soulagement, euphorie. Puis, quelques jours après la sortie, les premiers retours tombent. À chaque nouveau message, toujours la même appréhension. La peur d’avoir déçu.  Mais après un premier avis positif, puis un second, un troisième…, mes craintes se sont rapidement estompées. Au final, l’accueil réservé à NUCLEA a été très bon. Même au-delà de mes espérances. Je reçois régulièrement des messages de félicitations et d’encouragements. Outre l’aspect financier, c’est selon moi la plus belle des récompenses.

CB : Dis-moi, comment, d’employé du nucléaire, devient-on auteur de thriller ?!

JV : Depuis l’âge de vingt ans, j’ai la chance de travailler dans un environnement digne des meilleurs films d’espionnage. Après avoir débuté ma carrière au ministère de la Défense, j’ai réalisé une étude environnementale sur l’incident nucléaire de Fukushima. J’ai ensuite travaillé quatre ans pour la recherche contre le cancer. Et actuellement, je participe à la fabrication du combustible nucléaire pour les centrales.

Au cours de mes nombreuses missions sur les sites les plus secrets de France, j’ai pu être le témoin privilégié d’une réalité qui dépasse largement la fiction. Ce parcours atypique est une magnifique source d’inspiration, mais qui génère parfois une certaine frustration. C’est un sentiment étrange. Être soumis au secret-défense n’est pas aussi bien qu’on pourrait l’imaginer. Il y a un sacré revers de la médaille : le silence imposé et une solitude lourde à porter lorsque l’agent rentre chez lui.

En réalité, devenir auteur de thriller a été pour moi une sorte de thérapie. J’ai pu extérioriser mon quotidien et raconter des anecdotes vécues en les romançant. NUCLEA permettra ainsi aux lecteurs de se mettre à la place d’un scientifique évoluant dans un univers réaliste et déroutant.

CB : NUCLEA nous plonge dans l’industrie et la recherche nucléaire, qui est le sujet le plus touchy en France. Raconte-nous la genèse et l’écriture de ce projet.

JV : J’ai commencé l’écriture il y a maintenant cinq ans, sous les conseils avisés d’un médecin spécialisé dans les troubles du sommeil. Au départ, le but de cet exercice était de m’occuper l’esprit durant mes insomnies. Je me suis donc imaginé un avatar confronté à un destin incroyable, tout en évoluant dans un environnement similaire au mien. Je n’aurais jamais pensé que ces notes, écrites de deux heures à cinq heures du matin, deviennent un jour un roman. Et encore moins sous le label d’une maison d’édition.

Le moins que l’on puisse dire est que je n’ai pas choisi la facilité pour ce premier ouvrage. Comme vous le dites très justement, le nucléaire fait partie des sujets les plus controversés. En France, il est source de fantasmes, de désaccords, de craintes. C’était donc un sacré pari de publier ce roman. Surtout lorsqu’on est un employé du nucléaire qui a, en plus, collaboré sur des programmes de recherche extrêmement sensibles.

Par conséquent, l’originalité de NUCLEA réside dans une certaine ambiguïté. Volontairement, le lecteur aura énormément de difficultés à démêler le vrai du faux. C’est ce qui rend ce récit particulièrement angoissant. J’ai voulu aller plus loin qu’un simple divertissement. Mon but est que mes lecteurs se questionnent et prennent conscience d’une chose : le problème n’est pas la technologie, quelle qu’elle soit, mais celui qui s’en sert !

CB : As-tu dû obtenir l’aval de ton employeur actuel sur ton manuscrit ?

JV : Absolument. Lorsque j’ai décidé de rendre publique mon manuscrit, j’ai d’abord informé mon employeur et certains de mes anciens responsables. Je savais pertinemment que ce document allait les interpeler. Et que chaque ligne, chaque mot, allait être analysé. Mais pas le choix. Sans leur approbation, la publication était impossible.

Pour gagner du temps, j’ai finalement décidé de retirer, par anticipation, plusieurs chapitres qui auraient pu leur poser problème, notamment en ce qui concerne la sécurité et la sûreté des sites nucléaires. Au final, j’ai bien fait, puisqu’ils ont validé mes écrits. Et mieux encore, ils ont apprécié l’histoire et m’ont apporté leur soutien. 

CB : Faire le choix entre l’édition traditionnelle et l’auto-édition est l’une des grandes questions que doit se poser tout auteur, surtout débutant. C’est un choix très stratégique. Je me rappelle que, quand nous avons collaboré ensemble sur la préparation de copie de ton manuscrit, tu envisagais l’auto-édition après un premier contact avec des éditeurs qui t'avait un peu échaudé.

JV : C’est vrai. Au départ, lorsque le manuscrit a été validé par mon entourage professionnel, j’ai fait le choix de l’envoyer à plusieurs maisons d’édition. N’ayant pas la prétention de pouvoir être retenu par les plus prestigieuses, j’ai réalisé des recherches sur internet. À l’époque, j’ai fait l’erreur de sélectionner les premières qui me sont apparues à l’écran.

Rapidement, j’ai reçu des dizaines d’appels et de propositions de contrat. C’était plus qu’inespéré. Presque irréel. Selon ces professionnels, j’avais écrit le livre de l’année. Un futur best-seller. La seule contrepartie, et non des moindres, était d’ordre financier. Pour être édité chez eux, je devais leur verser une importante somme d’argent, en général supérieure à 1 500 € (et cela pouvait aller jusqu’à 4 500 €).

Honnêtement, j’ignorais qu’un tel mode de fonctionnement existait. C’est ce que l’on appelle les maisons d’édition à compte d’auteur. Ces sociétés sont généralement gérées par des personnes peu scrupuleuses qui se contrefichent du nombre de ventes. La seule chose qui les intéresse, est l’argent que vous leur verser au départ. La promotion est inexistante, les ventes peu nombreuses. Et au final, l’écrivain est le grand perdant. Je déconseille fortement cette option aux auteurs débutants.

Avec le recul, mieux vaut se lancer dans l’auto-édition et assurer soi-même la promotion du roman. Même si c’est beaucoup de travail, cette voie a permis à de nombreux écrivains de réussir : je ne suis qu’un exemple parmi tant d’autres.

CB : Finalement, le voyage de ce livre a pris une toute autre tournure ?

JV : Oui, une tournure inespérée, tant les débuts ont été chaotiques. Avant de proposer NUCLEA à la vente en auto-édition, j’ai fait le choix d’une correctrice professionnelle pour réviser et améliorer mon manuscrit. Cette étape est primordiale, car un livre bourré de fautes et d’incohérences peut décourager le lecteur le plus assidu. Puis un regard extérieur sur son ouvrage est toujours intéressant.

En utilisant les réseaux sociaux, j’ai ensuite pu faire plusieurs centaines de ventes, être repéré par de « vraies » maisons d’édition. Et surtout, j’ai eu la chance de participer à mon premier salon littéraire. C’était en 2018, à Limoges. Les plus grands auteurs français étaient invités. C’était incroyable de les côtoyer. Et le conte de fée s’est poursuivi lorsque j’ai rencontré le directeur de ma maison d’édition. Cet homme particulièrement bienveillant m’a proposé plusieurs contrats à compte d’éditeur. Le graal absolu. C’était le point de départ d’une magnifique aventure, qui n’est pas prête de s’arrêter.

CB : De roman unique, Nuclea est devenu une série de 4 tomes. Tu es en ce moment en train de finaliser l’écriture du 2e roman. Comment vis-vous cette nouvelle approche dans l’écriture ?

JV : Tout d’abord, j’ai dû revoir ma façon d’écrire qui était trop anarchique. Comme je dois respecter les délais définis par ma maison d’édition, je m’impose une routine : consacrer a minima une heure par jour à NUCLEA (même les week-ends). Cette pratique quotidienne de l’écriture peut s’apparenter à une épreuve sportive, telle un marathon. Conserver une certaine rigueur est primordial si l’on veut obtenir des résultats satisfaisants. C’est encore plus vrai lorsqu’on se lance dans une saga, puisque le travail à réaliser est colossal. On a encore moins le droit à l’erreur : il suffit de rater un tome pour que la série prenne du plomb dans l’aile.

CB : Quel est pour toi le plus grand défi dans l’écriture d’une série ?

JV : Selon moi, la principale difficulté est de maintenir la cohérence entre les différents volumes. Pour m’aider, toutes mes idées sont organisées sur un carnet. Dorénavant, je sais comment va se terminer cette histoire (la fin étant prévue pour juin 2023). Le destin de chaque personnage est déjà scellé. J’ai également établi une chronologie à respecter et défini les endroits où arrêter chaque épisode. Il faut réussir à créer une certaine attente chez le lecteur pour lui donner envie de parcourir l’intégralité de la saga. C’est un exercice délicat mais vraiment passionnant.

CB : Tu as révélé sur ta page Facebook que Nuclea devenait maintenant une marque. Incroyable ! Raconte-nous ce développement.

JV : Effectivement, depuis octobre 2019, NUCLEA est devenu une marque déposée auprès de l’INPI (qui est l’organisme qui gère la protection intellectuelle). Et d’ici quelques mois, des produits dérivés de la saga seront disponibles à la vente.

C’est un rêve de gosse qui vient de se réaliser. Mais comme tout le reste, ça a été un véritable parcours du combattant. Tout d’abord, il m’a fallu vérifier que ce nom était bien disponible. C’est long, fastidieux et sujet à interprétation. Il y a tellement de marques que certaines se ressemblent, sans compter qu’il faut connaître les subtilités de certains textes de loi. C’est pour cette raison que des spécialistes en droit proposent leur service, mais à des prix exorbitants. Donc, j’ai fait là encore le pari osé de me débrouiller seul. À l’époque, j’ignorais que cette aventure allait être semée d’embûches.

Malheureusement, lorsque NUCLEA a été enfin publié sur les bancs officiels, une multinationale italienne a déposé un recours. Selon ces actionnaires, cette nouvelle marque pouvait leur porter préjudice. Un cabinet d’avocats m’a menacé d’actions en justice, avec un risque d’amendes de plusieurs centaines de milliers d’euros. Ce combat juridique s’annonçait totalement déséquilibré. Très clairement, je n’étais pas de taille à rivaliser avec une multinationale. Je devais à tout prix trouver un terrain d’attente, si je ne voulais pas voir mon rêve se briser. J’ai donc dû faire des concessions, revoir à la baisse certaines de mes ambitions commerciales. Mais au final, le résultat est là. Après plusieurs semaines d’échange intenses, nous avons réussi à trouver un accord à l’amiable.

CB : Eh bien, que d’émotions ! Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour l’avenir ?

JV : Actuellement, j’ai des projets plein la tête. Mon premier souhait serait de pouvoir un jour vivre de mes romans. Je prends énormément de plaisir à écrire (même plus qu’à travailler dans l’industrie nucléaire). Raconter des histoires est devenu une véritable passion. En plus, j’ai la chance d’être sur un segment qui, jusqu’à présent, a été peu exploité dans la littérature française. Il y a énormément de possibilités. Donc je compte bien poursuivre sur cette lancée.

L’année prochaine sort le tome 2 de NUCLEA. J’espère qu’il rencontrera le même succès que le premier tome (et, pourquoi pas, rêver encore plus grand !). En 2021, je vais probablement écrire un one-shot pour sortir de ma zone de confort. Puis je continuerai la saga NUCLEA en 2022 pour la clôturer en 2023.

En plus de la gestion de ma nouvelle marque, je vais également me diversifier en écrivant des scénarios de film. On verra bien le résultat. Le plus important est de tenter sa chance. Et peu importe les échecs, il faut persévérer pour espérer un jour réussir.

Au final, ma philosophie de vie peut se résumer en une seule phrase : Faire de sa vie un rêve, et d’un rêve une réalité !

 

Nuclea - Jonathant Vielmon - thriller

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Dissimulation, mensonges et révélations fracassantes : tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce premier tome d’une saga de quatre volumes, un thriller plein de surprises.
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