As-tu le bon mindset pour devenir un auteur à succès ?

13/11/2019

As-tu le bon mindset pour devenir un auteur à succès ?

Il y a trois semaines, j’ai assisté à un webinaire donné par l’auteur américain Jerry Jenkins, qui est également coach pour auteurs, où il présentait sa dernière formation en ligne, From Dreamer to Author. Il a notamment évoqué les 5 qualités qui séparent des auteurs aspirants aux auteurs à succès. C’était très intéressant, alors je te partage les infos en y mettant mon regard sur ces qualités.

Qualité #1 : Ils commencent l’écriture d’un livre même avec la peur au ventre.

Tu rêves d’écrire cette histoire qui te trotte dans la tête depuis un bon moment, mais tu es pétri par la peur et les doutes. Tu es assailli par des pensées telles que « Est-que mes écrits sont vraiment bons ? », « Et si je n’avais pas les compétences pour aller au bout de ce projet ? », « Et si personne ne lisait mon livre en vérité ? », « Qui suis-je pour penser que je peux être un vrai auteur ? » Du coup, tu te  demandes si cela vaut vraiment le coup de dépenser du temps et de l'énergie à écrire cette histoire. Alors, tu n’essaies même pas. Ou alors, tu écris beaucoup, mais tes histoires ne tiennent jamais la route et s’affaissent toujours en plein de milieu l’écriture, alors tu abandonnes à chaque fois pour recommencer une autre histoire, and the story goes on and on…

Dans un premier temps, il faut être clair avec toi-même et déceler si tu as le désir ou le fantasme d’être un auteur pro. Ce n’est pas la même chose. Le désir appelle l’action ; le fantasme maintient l’inaction. Jerry Jenkins confiait lors de ce webinaire qu’il aime l’idée d’être auteur, qui l’aime l’idée d’être publié, mais que l’écriture en soi reste toujours douloureuse et un processus compliqué pour lui à chaque nouveau projet.

Si tu as le vrai désir d’être un auteur, alors tu dois passer à l’action et être déterminé à aller au bout de ce projet. La détermination n’annule pas les peurs et les doutes, qui font partie de tout processus créatif. Alors, tu respires et tu commences l’écriture de ton projet même si tu es en mode Petrifus Totalus. Et si tu as besoin d’être soutenu, fais-toi accompagner.

La recommandation de Jerry : "Accueille la peur. Inutile d’essayer de la combattre ou d’être plus malin qu’elle. Le voyage du rêve à la réalité d’être un auteur publié, c’est : peur => humilité => motivation => du travail acharné => succès."

Qualité #2 : Ils terminent leur manuscrit coûte que coûte.

Tu ne peux pas publier un manuscrit qui n’est pas terminé. Jerry Jenkins revient également sur le fantasme lié à l’écriture, et de la croyance erronée que cela est « fun et facile ». Non, cela ne l’est pas, sinon tout le monde le ferait, ou en tout cas, tout le monde finirait le manuscrit qu’ils ont commencé. Or, il paraît que seulement 3 % des personnes qui commencent l’écriture d’un roman le termine véritablement.

 

Avoir le bon mindset pour devenir un auteur à succès
Qu’est-ce qui peut empêcher d’aller au bout de l’écriture d’un roman ?

=>Les distractions et les fausses excuses du type « Je n’ai pas le temps. ». En vérité, tu n’auras jamais le temps d’écrire, tu dois prendre le temps d’écrire. Ça veut dire donc sacrifier quelques soirées, quelques week-ends, ou faire de la place dans son agenda pour s’allouer un espace lié à l’écriture.

C’est ce que j’ai personnellement fait depuis plusieurs semaines en réservant mes matinées à l’écriture. Ces espaces sont réservés pour mes écrits personnels ainsi que professionnels, ce qui me permet d’instaurer dans mon quotidien une pratique de l’écrit, plutôt que d’attendre d’avoir du temps de libre entre deux missions.

=>La perfectionnite aiguë : Est-ce que la première version de ton manuscrit sera de qualité exceptionnelle ? Probablement pas ! Mais comme dit l’adage : « Il n’y a pas d’écriture, il n’y a que de la réécriture. » Et je ne sais plus qui a dit : « La première version d’un manuscrit, c’est l’auteur qui raconte l’histoire d’abord à lui-même. ».

Je préconise toujours à mes clients auteurs de ne pas trop être tentés de réviser massivement pendant l’écriture. Ces deux exercices sont très différents et ne requièrent pas le même regard sur son travail créatif. Et le risque pour les auteurs très perfectionnistes et très critiques envers eux-mêmes est de rester justement bloqués à la station Procrastination Land et de se maintenir dans l’inaction. Et selon Jerry Jenkins, les auteurs sont les rois de la procrastination ! Je veux bien le croire ! J’appartiens également à ce club, mais l’idée est de dépasser la peur de ne pas écrire parfaitement du premier coup. C’est aussi ça accepter le processus de l’écriture. Et l’étape de révision sert justement à polir ton texte et ton histoire jusqu’à temps que tu en sois satisfait.

Bien sûr, tu peux sentir au fil de l’écriture que ton histoire commence à dérailler et perdre pied. Là, évidemment, afin de ne pas continuer sur une mauvaise piste qui te mènera droit au mur, tu peux revenir sur ce que tu as écrit, mais Jerry Jenkins préconise d’attendre au moins 24-48 heures avant de mettre le nez dans ce que tu viens d’écrire. Alors, mets au coin ton critique intérieur pour le moment. Tu pourras le ressortir pendant la phase de révision. Il va s’en donner à cœur joie ! En attendant, laisse de la place plutôt à ton artiste intérieur.

La recommandation de Jerry : "Accueille la procrastination et intégre-la dans ton calendrier éditorial. Pendant ce temps, ton cerveau continue de travailler sur ton histoire.

Qualité #3 : Ils accueillent la critique et les retours sur leur manuscrit.

Pour Jerry Jenkins, il faut même la rechercher à tout prix d’un professionnel, et non pas de quelqu’un qui t'aime (voir mon article dédié au bon usage du bêta-lecteur). Et je suis d’accord avec lui, non pas pour prêcher pour ma paroisse, mais parce que, en tant qu’auteur, il est difficile d’être à la fois juge et partie. Surtout si, comme indiqué plus haut, tu es très critique envers toi-même, il est possible que tu sois trop sévère et que ton manuscrit ne soit pas si catastrophique que ça.

L’expérience de ma collaboration avec les auteurs depuis six ans me fait même dire que les auteurs très critiques envers eux-mêmes ont souvent un manuscrit de très bonne qualité. Le déni de réalité vient souvent de ceux qui n’ont ni le talent ni les compétences en techniques d’écriture pour produire une œuvre efficace.

La lecture critique de manuscrit est une étape éditoriale essentielle dont les auteurs ne sont guère friands et dont ils se passent pour la plupart. C’est une erreur stratégique en plus d’être un mouvement de l’ego. Alors, oui, je sais, parfois ça pique les oreilles. Et ton orgueil risque d’en prendre un coup. Pourtant, autant tu doit être bienveillant avec toi pendant l’écriture, autant il te faut être féroce pendant la phase de révision. C’est le seul moyen d’écrire une histoire efficace, captivante, jouissive pour ton lecteur qui ne pourra pas faire autrement que de se dire « allez, encore un chapitre », et ce, même si le réveil doit sonner à 7 heures le lendemain. C’est bien ce que tu veux, non ?

Je te rassure, l’exercice est tout aussi délicat du côté de ton éditeur. Pour avoir pratiqué ce service éditorial maintenant depuis quelques temps, je t'assure que ce n’est pas toujours de gaieté de cœur qu’on annonce à un auteur que son manuscrit n’est pas bon ou que les faiblesses de ses éléments narratifs sont tels que publier le manuscrit en l’état serait de l’auto-sabotage. Mais sache que derrière toutes nos recommandations et nos critiques qu’on souhaite les plus constructives possibles se cachent un amour de l’excellence, un encouragement à décupler tes potentiels de conteurs d’histoires et une volonté sans faille à produire des œuvres littéraires dont tu seras fiers et qui sauront trouver un public.

La recommandation de Jerry : "Sois un éditeur impitoyable. C’est le prix à payer pour publier un roman efficace et captivant pour tes lecteurs (ce qui se traduit par des ventes).

Qualité #4 : Ils prennent les décisions créatives qui s’imposent même si ça fait mal.

Ce n’est pas parce qu’on a lu toute notre vie des histoires qu’on sait en écrire une. Je sais, ça a l’air dingue de dire ça, mais c’est la vérité. Si c’était le cas, tous les geeks littéraires seraient des auteurs qui cartonnent.

Notre cerveau est parfaitement câblé pour aimer les histoires. Les histoires sont même le langage du cerveau selon les dernières recherches en neurosciences et psychologie cognitive. Le cerveau pense en histoire et toutes nos décisions sont prises émotionnellement avant que le cerveau rationnalise la décision pour que celle-ci soit validée par son système de valeurs et de croyances.

Ainsi, ce sont bien les émotions qui dirigent nos choix et notre manière d’appréhender le monde. Et une histoire n’est pas autre chose qu’une expérience émotionnelle qu’on vit par procuration au travers d’un protagoniste. Le cerveau fait ensuite le tri sur ce qu’il en a retenu en termes de valeurs morales, d’enseignements sur la vie et le monde.
  

Avoir le bon mindset pour devenir un auteur à succès

On sait également très bien reconnaître une bonne histoire d’une mauvaise. Savoir dire pourquoi requiert plus de connaissances en storytelling que le commun des mortels. Et écrire une histoire parfaitement structurée, avec une logique interne solide, une intrigue avec une bonne dynamique qui monte en puissance, des personnages plus vrais que nature, et des dialogues percutants, ça s’apprend et ça se perfectionne !

Pour progresser dans son art, on ne peut pas faire l’économie d’augmenter son expertise en storytelling et dans la connaissance des genres dans lesquels on écrit, qui sont définis par des conventions et des scènes obligatoires qui, couplées, donnent aux lecteurs exactement ce qu’ils sont venus chercher.

Évidemment, après avoir travaillé longuement sur un manuscrit et mis tellement de cœur à l’ouvrage, il peut te sembler comme un sacrilège de supprimer des scènes ou fusionner des personnages ou réécrire encore ces fichus dialogues. Mais là encore, tu n’écris pas pour toi. De l’autre côté de la page, il y a un lecteur naturellement initié à l’art du storytelling (par la littérature, le cinéma, les séries TV, et même la publicité et la politique !) qui a de fortes exigences et qui prend le pari d’acheter ton livre pour vivre un voyage.

La recommandation de Jerry : "Attendre au moins 24 heures avant de répondre à une critique, puis regarde ton manuscrit avec de nouveaux yeux.

Qualité #5 : Ils persévèrent même après un refus.

Essuyer le refus d’un éditeur, c’est frustrant, certes, mais cela ne doit pas t'arrêter dans ton ambition. Tous les grands écrivains ont encaissé des rejets de la part de maisons d’édition.

Le premier tome d’Harry Potter de JK Rowling a été refusé par 12 maisons d’édition avant d’être signé chez Bloomsbury, un éditeur indépendant britannique. Elle a vendu plus de 450 millions de livres avec la série Harry Potter avant que cela ne devienne une franchise cinématographique plus que rentable.

Le premier roman de Stephen King, Carrie, qu’il avait lui-même mis à la poubelle dans un premier temps avant d’être sauvé in extremis par son épouse qui lui a demandé de le terminer, a été refusé 30 fois avant d’être signé par Doubleday. Un million de copies a été vendu, plus évidemment l’adaptation cinématographique qui fut aussi un succès.

Le rejet fait partie du voyage de l’artiste, alors autant te forger une carapace maintenant. L’idée est donc de ne pas se décourager et de persévérer. Lors d’une masterclass entre plusieurs éditeurs indépendants donnée au dernier salon du livre à Paris, l’un deux a déclaré : « Aucun éditeur ne laisse de côté un manuscrit si celui-ci est bon.»  Donc, si tu essuis un refus, ne lâche rien. Il se peut que ton manuscrit soit passé entre les mailles du filet et confié, pour cause de surcharge de travail, à un stagiaire qui n'a rien capté. Cela arrive. C'est facheux, peu professionnel, mais c'est une probabilité.

Sélectionne d'autres maisons d'édition et continue de prospecter. Si tu arrives à une bonne quinzaine de refus, là, tu n'as pas le choix : tu dois te poser les bonnes qestions et retravailler ton manuscrit pour le perfectionner. Si tu manques de clarté sur les forces et faiblesses de ton manuscrit, fais-toi accompagner au travers d’une lecture critique de manuscrit.

Aujourd’hui, à l’ère digitale, il n’y a pas qu’une seule façon de se faire connaître en tant qu’auteur et de toucher un public. Explore toutes les voies possibles. L’important, c’est que tes écrits rencontrent et touchent un public. Mais le lecteur est tout autant féroce qu’un éditeur, alors soigne tes écrits et travaille ton manuscrit jusqu’à ce que tu aies produit une œuvre littéraire efficace et professionnelle.

La recommandation de Jerry : "Sois conscient du voyage archétypal de l'auteur : Rêveur => Peur => Procrastination => Insécurité => Critique => Rejet => Auteur"

Comment tu te sentez après la lecture de ces 5 qualités ? Galvanisé ou plutôt en mode « j’ai envie de me rouler en boule dans une couverture toute douce » ? 

Un peu des deux peut-être ?! C’est normal : décider de s’atteler à l’écriture d’un roman est une entreprise audacieuse qui va te demander un engagement physique, intellectuel, mais aussi émotionnel. Alors, c’est normal d’éprouver à la fois de l’excitation et de la fébrilité. Mais tu n’es pas seul dans cette entreprise, même si l’écriture reste un acte solitaire.

Se faire accompagner dès le début de ton projet et bénéficier d’un feeedback au fur et à mesure de l’écriture peut te permettre de gagner un temps considérable sur la révision de ton manuscrit. Car cela n’est pas la même chose d’avoir une première version un peu bancale d’un manuscrit dont l’histoire fonctionne et d’avoir une mauvaise première version d’un manuscrit dont histoire ne fonctionne pas. Le premier cas nécessite un travail de révision ; le deuxième, une réécriture complète.

Mes coachings te proposent ce type de mentorat qui était autrefois effectué dans les maisons d’édition traditionnelles et t'accompagne pas à pas dans l’écriture et/ou la révision de ton roman ou de tes mémoires.

Au service de ton succès.

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Crédit photo : ©freshh-connection, ©thought-catalog et ©fotografierende/Unsplash



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