Quel écrivain es-tu? (3/3)

25/11/2019

Quel écrivain es-tu? (3/3)

Chaque auteur est différent et vit sa pratique de l’écriture de manière très intime. Il est intéressant de savoir à quel profil d’écrivain tu appartiens afin de t'appuyer sur les forces et les qualités qui te sont propres, et aller chercher un soutien, via un coaching, sur tes points de vulnérabilité.

Troisième et dernière partie de cette série de trois articles. Aujourd'hui, nous évoquons la famille des Intuitifs.

3. La famille des Intuitifs


J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle si tu appartiens à cette famille : tu ne rentres dans aucune case ! C’est une bonne nouvelle si tu aimes être original et différent. C’en est une moins bonne quand il s’agira d’écrire un roman ou un scénario.


Qu’est-ce qui te caractérise ?

Les techniques d’écriture habituelles, ce n’est pas trop ton truc. Planifier ton intrigue de début jusqu’à la fin ? Tu as essayé. Échec total. Tu bloques direct. Pourquoi ? Ton cerveau ne fonctionne pas de manière linéaire. Dit autrement, les idées arrivent, mais pas dans le bon ordre !

T'imposer des créneaux d’écriture à heures fixes pour essayer de produire 500 misérables mots par jour ? L’angoisse assurée ! Et la page blanche reste misérablement blanche. Pourquoi ? Ce sont tes émotions qui te donnent l’impulsion. Ton écriture se déclenche par flash, canalisation, au moment même où tu n’as ni cahier ni stylo dans un rayon d’1 mètre (genre, sous la douche !).

Si c’est toi, bienvenue au club ! Je fais partie aussi de ces auteurs Intuitifs ! C’est l’auteure et la coach Lauren Sapala qui a révélé ce profil, car elle fait aussi partie de cette famille. Sa découverte a révolutionné et libéré ma pratique de l’écriture, pratiquement absente de ma vie, d’où une grande frustration. Peut-être cela libérera la tienne aussi.

Les Intuitifs appartiennent aux profils INFJ et INFP – et dans une moindre mesure les ENFJ et ENFP – selon le classement MBTI. Ce sont les profils les plus rares : les INFJ constituent moins de 1 % de la population globale, les INFP – c’est mon profil – représentent 4 %. Et il semblerait que beaucoup d’auteurs, de poètes, et d’écrivains appartiennent à ces deux profils.

Ta force

Ta force principale ne réside pas dans la connaissance des techniques d’écriture, même si les connaître et les intégrer constituera une fondation solide sur laquelle t'appuyer.

Elle ne réside pas non plus dans une discipline rigide (comme Amélie Nothomb qui écrit tous les jours entre 4 heures et 8 heures du matin), même si s’allouer des espaces propices à la rêverie et à l’imaginaire sera essentiel pour être productif.

Non, ta plus grande force, c’est ta « bizarrerie ». Cool, non ?

Elle se situe au niveau de :

1. Ton intuition, voire tes capacités de perceptions extra-sensorielles (clairvoyance, clairconnaissance, clair ressenti, clairaudience…) : tu « captes » littéralement les informations qui vont servir à ton histoire.

Comment ?

Ceci est ma vision des choses en ce qui concerne les fictions, et donc ne constitue aucunement une vérité absolue. Cette vision ne s’applique bien évidemment pas si vous écrivez vos mémoires ou un récit personnel.

Tout comme les baguettes magiques choisissent les sorciers, je pense que les histoires choisissent les auteurs selon une affinité « vibratoire » : ta vision de la vie, tes valeurs personnelles, tes connaissances, tes savoirs utiles, tes talents, tes désirs les plus fous, tes peurs les plus intenses, ce qui a besoin d’être guéri, libéré, exploré en toiet qui fera miroir chez tes lecteurs. C'est en tout cas ce qu'il se produit pour les personnes qui sont porteuses d'une vibration qu'elles canalisent.

Pour moi, une histoire fictionnelle constitue une potentialité de vie non incarnée, mais avec une empreinte énergétique bien réelle. Quand l’histoire/un personnage ta choisit, tout un champ énergétique et émotionnel est créé autour de toi, et t'accompagne jusqu’à l’accouchement de cette histoire.

Pendant tout ce processus, tu vas « baigner » dans ce champ qui va venir s’imbriquer au tien, et tu vas capter au fur et à mesure les différents éléments narratifs. Ton écriture se fera donc sous forme d’impulsions, de flashes, de canalisations.

Pourquoi je pense qu’il en va ainsi ?

Appartenant à cette famille, j’utilise précisément cette force lorsque je travaille sur ton manuscrit. Les capacités extrasensorielles naturellement développées chez moi sont la clairconnaissance (je sais les choses sans savoir comment je les sais, et les infos me viennent sous forme d’idées et de pensées – impulsions électriques) et la clairsensibilité (je capte les émotions de tes personnages, et les tiennes lors de l’écriture). Avant chaque mission, j’émets toujours l’intention de me connecter au champ énergétique et émotionnel de ton histoire. Cela me permet de déceler les dissonances narratives et les endroits où tu n’as pas réussi à transcrire ce que l’histoire t'a « dicté ». Oui, car je pense qu’un auteur, c’est avant tout un channel et un scribe.

Ainsi, lorsque j’offre des suggestions pour améliorer le potentiel narratif et émotionnel de ton histoire, je ne m’appuie pas seulement sur mes connaissances en storytelling ou sur les conventions de ton genre ; je capte aussi les informations de ce champ énergétique et comment l’histoire désire être racontée.  

2. Ta sensibilité

Tu as besoin d’être stimulé émotionnellement pour être productif. Et c’est assez facile pour toi. Tu es empathe, hypersensible, intuitif ; tu captes souvent les émotions des autres (que tu confonds souvent avec les tiennes). Tu redoutes les situations et relations conflictuelles, car tu n’es pas très efficace et assertif dans la confrontation (je te rassure, ça se travaille !). Ton cerveau a tendance à se mettre en mode congélation dès que l’intensité émotionnelle devient trop forte, et les mots n’arrivent pas au moment où tu souhaites dire tes quatre vérités. Ce n’est qu’après coup que tu trouves les bons mots, car tu y as réfléchi en long, en large, et en travers, alors que ton interlocuteur est passé largement à autre chose depuis.

Ainsi, il n’est pas étonnant que tu aies choisi l’écriture pour poser tes émotions sur une feuille blanche, et que tu aimes retravailler tes textes, encore et encore, pour être sûr qu’ils soient fidèles à ta vérité personnelle et ton ressenti. Qu’est-ce qui peut te mettre dans une bonne disposition émotionnelle ? Cela peut être la musique, un film, une conversation, un tableau, du yoga, de la méditation, du tai chi, etc. Identifie le stimulus le plus adapté à ta sensibilité.

Tes deux points de vigilance

Tu es souvent ton propre ennemi : hyper critique envers toi-même, prompt au jugement, au doute sur tes talents d’écrivain. Cela engendre de la procrastination et un perfectionnisme qui nuit à la concrétisation de ton projet. Apprends à te connaître si tu as le profil INFJ ou INFP en recherchant des infos sur le sujet. Si tu parles anglais, le blog de Lauren Sapala est ta bouée de sauvetage.

Ta pensée structurée en mode non linéaire peut également te poser des soucis dans l’écriture. Ta difficulté majeure sera de remettre dans le bon ordre tous les éléments de ton histoire que tu auras créés en vrac, selon ton humeur « émotionnelle » du jour, et de les relier avec une logique interne. Pour faire une image, tu auras disposé ta mosaïque, couleur par couleur, mais il manquera un assemblage harmonieux et l’enduit blanc pour maintenir l’ensemble.

Ton story coaching

 

  • Appuis-toi sur ton mode de pensée non-linaire afin d’avoir une vision « grand angle » et symbolique de ton histoire avant d’en déceler les détails. Pose tes éléments narratifs en amont autant que possible.
  • Prépare chaque élément narratif séparément (faire plusieurs sous-dossiers dans le dossier au nom de ton livre). Ne te soucie pas de l’ordre dans un premier temps. Écris selon ta météo émotionnelle du jour.
  • Pour être productif, planifie-toi de larges plages horaires afin d’avoir le temps à ta psyche de se câbler au champ énergétique, mais fixe-toi des échéances raisonnables en termes de production (ex. : 10 pages par semaine). La régularité paye. Et il s’avère que nous avons un cerveau qui carbure plutôt bien lorsqu’il y a une deadline.
  • Programme dans ton agenda des plages de procrastination pour éviter l’auto-flagellation. Émets l’intention que pendant ces plages horaires, ton cerveau continue de travailler sur ton histoire.
  • Fais le choix de l’excellence plutôt que du perfectionnisme, qui est un sous-produit de la peur de décevoir, de mal faire et la peur du ridicule.
  • Aie toujours un carnet et un stylo près de toi. Si besoin, en mettre dans des pièces improbables comme les WC ou la salle de bains ! La douche est assez redoutable pour libérer le génie des Intuitifs !

J’espère que cette série t'aura plu et t'aura donné quelques clés pour poser un nouveau regard sur ta pratique de l’écriture. L’idée pour devenir un super storyteller est de s’appuyer sur les forces de chaque famille et de travailler sur ses points de vigilance en augmentant son expertise et/ou en se faisant accompagner lors d’un coaching en écriture/révision.

 

Credit photo : ©Trent Szmolnik/Unsplash



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